Room n°4 n’est pas un groupe hype. Février 2002. Nausée. De la vague funky et du glam punky, tous vampirisés par le dancefloor.
Retour aux sources. Par la Jazz, le vrai, celui de Coltrane, de Monk et de Miles.
Retour au fer. Par le Fender Rhodes, par les sales cymbales et les cordes rouillées des plus vieilles guitares.
Retour à la scène, le vraie, celle des cafés, des bals et des fêtes.
Et puis très vite, un son et un nom, grâce à cette volonté de radicale de donner toute la parole aux instruments.
Nerveux, psychédélique et métronomique comme un Hancock acéré ou un Truffaz ulcéré.
Un beat résolument rétrogradiste, à la rouille élégante, au velours froissé et au nacre dépoli, quelque chose comme l’avenir du Jazz dans ses contradictions bruitistes les plus cinglantes.
Du swing électrique à l’état pur.
Rhodes : Marc Méan
Guitare : Gabriel Goumaz
Basse et Contrebasse : David Noir
Batterie : Samuel Chevalley
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