spectacle écrit et interprété par Laurent Gachoud
co-écrit et mis en scène : Anne-Catherine Wyssa - son et lumière : Jérôme Charrière, avec la collaboration de Claude Currat - musique : Vincent Bossy - films : Michaël Scheuplein, Sophie Berney, Jonathan Uldry
« Nico Tine s’effondre sur scène, ravagé par un cancer des poumons, lors de la première de son dernier spectacle. »
Le comédien Nico Tine se retrouve au paradis, où Dieu exige de lui qu’il se remémore la préparation de son dernier spectacle, afin de retrouver la confiance de ses personnages, détruits par le cynisme exacerbé de l’humoriste.
Nico Tine se plonge alors dans son passé et, en connivence avec le public, narre ses derniers instants passés à monter le spectacle « Come to Ralbollo Country ».
Le spectateur y découvre tous les personnages qui ont entouré Nico. Le patron du Caveau bourru, la serveuse à grosse poitrine, le concierge fasciste et son fils handicapé, la femme de ménage chinoise imitant très bien les femmes de ménage portugaises, le metteur en scène italien, le jurassien homosexuel qui cherche partout son copain Hervé, le régisseur du Caveau, sa femme insupportable et la belle-mère avec son petit chien Arnold, enfermée dans les toilettes pendant tout le spectacle.
La mise en abîme permet aux personnages de s’interroger sur leur sort. Sont-ils réels ou seulement joués par un comédien qui les a créés pour combler sa solitude ? A la mort de l’artiste, ses personnages disparaîtront-ils ? Nico pourra-t-il, comme Dieu l’a fait depuis des milliards d’années, contempler l’évolution de sa création ?
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