THEMATIQUE : le principe d’opposition
Pièce pour 8 danseuses
Création du Marchepied supervisée par :
Chorégraphie : Corinne Rochet – Nicholas Pettit
Musique : Nicholas Pettit
Lumière : Guilhaume Gex
Costumes : Isa Boucharlat
Danseurs :
Sophie Bocksberger, Clara Burdet, Aïcha El Fishawy, Noémi Ettlin, Marion Hagenbüchle,
Doriane Locatelli, Brigitte Ndzana, Valentine Paley.
« La patience qu’on m’impose lutte en moi avec une colère obstinée, et leur choc fait trembler tous mes membres... Je vais me retirer ; mais cette fureur rentrée, qu’en ce moment on croit adoucie, se convertira en fiel amer. » (I, 5)
Extrait de Roméo et Juliette de William Shakespeare
Librement inspirée par la pièce de théâtre Roméo et Juliette de William Shakespeare,
Le MARCHEPIED explore au travers de la pièce chorégraphique Visage nu ou Juliettes
sans Dimanche le principe d’opposition.
Du principe d’opposition - propre à l’homme - découle l’acte d’opposition. Lorsque tout être humain doit accomplir des actes contraires à sa nature la plus profonde, à ses idéaux, il fait, de façon consciente ou pas, acte d’opposition. Le corps, malgré le conditionnement mental auquel il est confronté, laisse souvent transparaître ce qu’il n’aimerait pas dire : il est l’enveloppe dans laquelle les premières émotions et les états refoulés naissent et se façonnent. C’est alors que les émotions surgissent et se traduisent en langage.
Visage nu ou Juliettes sans Dimanche explore les limites auxquelles un corps peut se soumettre avant qu’il fasse opposition : ce temps de latence avant le point de rupture, avant la fougue, l’élan,
la chute ou l’envol.
..…….. C'est quand la difficulté, l’incapacité de vivre, prend comme alibi l'amour, le rêve
ou encore la haine pour s'opposer à la vie ….. C'est quand la pulsion et la nécessité
d'agir prennent le dessus de la raison …. C'est quand au nom de l'amour on peut dédaigner
le monde ……….
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